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Février 2012 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L'histoire de la fanfare et de la Musique Nationale en France
(English-speaking visitors please try the google translation here
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En février 1881, la France est le premier pays d'Europe
à accueillir l'Armée du salut. Au début, le
maigre détachement salutiste ne peut pas compter sur le soutien
d'une musique pour annoncer ses réunions. À l'occasion
du 14 juillet 1882, les salutistes parisiens organisent un défilé
du quai de Valmy vers le bois de Vincennes. Pour la première
fois, quelques musiciens forment la tête de cette parade. |
![]() Une du "Petit Journal", Paris 1892 |
La " Fanfare volante
", première fanfare salutiste constituée, voit
le jour en 1895. Le major Albin Peyron, officier divisionnaire en
Suisse romande, organise une formation permanente de musiciens suisses
et français. Forte de 21 musiciens sous les ordres du sergent
Rapp de La Chaux-de-Fonds (Suisse), elle est accompagnée du
major Châtelain et fait à plusieurs reprises des tournées
de concerts et de réunions. En janvier 1896, cet ensemble anime
les 20 conférences que Catherine Booth tient à Rouen.
La fanfare voyage, tantôt en train, tantôt en char ou
en bicyclette, mais le plus souvent à pied. Jusqu'en 1901,
la France et la Suisse forment un seul territoire salutiste et de
fait, la fanfare volante est un ancêtre commun de Brass of Praise
en Suisse et de la Musique nationale en France. |
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![]() Fanfare de poste, Lyon au début du XXe siècle |
En France, la musique de fanfare garde une réputation de faible valeur artistique. C'est pourquoi, contrairement aux pays anglo-saxons, ce moyen d'expression est peu présent dans l'activité cultuelle salutiste française. Mais les visites de fanfares salutistes de qualité venant d'autres territoires ont toujours rencontré une enthousiaste adhésion de la part des auditeurs salutistes et du public. Ainsi quelques-unes font leurs tournées en France : Chalk Farm Band (en 1927 et 1936) Southsea Band, Salisbury Band ; Basel 1 Musikkorps (en 1934), Fanfare des Officiers suisse (en 1935) ; Men's Social Work Headquarters Band (en 1939). Malgré de nombreux efforts pour organiser et entraîner des musiciens, la fanfare ne rencontre pas encore beaucoup de succès. De temps à autre, il existe quelques regains d'intérêt. |
Autour de 1935, partout en France, l'animation des journées d'évangélisation est confiée à des fanfares constituées des cadets des écoles salutistes. Il n'existe pas de formation permanente et quelques cadets musiciens sont initiés et formés à la musique de cuivre. Ces fanfares d'officiers sont constituées en fonction d'événements comme, en février 1937, lors de la visite du commissaire McMillan, chef d'état-major. Insensiblement, un noyau se forme autour de la Fanfare de Paris. Quand le brigadier Arthur Best, un ancien euphonium de l'International
Staff Band, prend ses fonctions au service financier du QGT à
Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale,
il forme un quartet (le Quatuor instrumental de Paris) pour montrer
ce que l'on peut faire avec quatre musiciens efficaces. Le groupe
est composé de l'adjudant Francis Evans (cornet 1), du capitaine
Willy Crausaz (saxhorn alto), du brigadier Arthur Best (basse) et
de l'adjudant Bardet (cornet 2), un ancien soliste de la fanfare
des officiers suisse attaché au quartier général
à Berne. Après guerre, seuls quatre ensembles semblent durablement constitués. Un mémoire de 1949 fait état de fanfares dans les postes de Marseille, Saint-Jean-du-Gard et Paris-Bastille. La Fanfare de Paris, ensemble de musiciens officiers au Quartier général de l'Armée du salut (QGT), complète cette liste. À la Pentecôte 1950, le major Pierre Poletti organise et dirige le premier camp de musique au château de Radepont (Eure). |
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En 1951, à
la demande du commissaire Charles Péan, le sergent Josué
Allard prend la responsabilité de créer et diriger un
brass band salutiste permanent sur le modèle anglo-saxon. Il
prend la direction de la Fanfare de Paris. Au printemps 1955, il est
délégué par le QGT au congrès national
des chefs de fanfares et de chorales anglaise, puis à une session
d'étude à Sunbury Court (Grande-Bretagne). |
![]() La Musique nationale au Palais de la femme sous la direction de J. Allard, Paris 1953 |
![]() Le disque 33t "la Route joyeuse", 1960. |
Un rapport, daté
de 1958, ne fait état que de 10 fanfaristes pour l'ensemble
de la France, la plupart d'entre eux étant membres du poste
de la Salle centrale à Paris. Quand le général
et madame Kitching dirigent les réunions du congrès
dans la capitale à l'automne de la même année,
ils sont accompagnés par une fanfare de 30 musiciens. Le noyau
est augmenté par les officiers musiciens du territoire et quelques
invités. En 1960, l'Armée du salut approuve les statuts de la fanfare. Le premier drapeau " Fanfare Nationale " et 5 nouveaux instruments sont consacrés. |
En juin, la musique édite
son premier disque : La route joyeuse. Une tournée de concert
se déroule dans le Sud-Ouest de la France, et un premier camp
de musique est organisé aux Barandons (Haute-loire). Le 31
octobre 1960, à l'occasion du congrès national, la Musique
Nationale et la fanfare de Tranås (Suéde) remontent les
Champs-Élysées à la tête du défilé
salutiste. En 1961 pour les 80 ans de l'Armée du salut en France,
la Musique nationale accompagne le général Kitching
lors des plein-airs dans la capitale. En avril, un ensemble de 27
musiciens donne une série de concerts à Saint-Étienne,
Lamastre, Saint-Georges-les-Bains et Grenoble. |
![]() La Musique nationale au Trocadéro sous la direction de J. Allard, Paris 1960. |
![]() Plein air sur la place Kléber, Strasbourg 1971. |
Nommé en 1963, le capitaine Pierre Clément dirige la Musique nationale dans le cours des années soixante et soixante-dix. La formation va se présenter dans toute la France : Valence (1965) ; Marseille et Toulon (1966) ; Lille (1968) ; Le Havre (1971) ; Strasbourg (1971) ; Munster (1972) ; Ganges, Le Vigan et Mialet (1974) ; Le Havre (1978) ; Marseille et Nîmes (1980). En 1981, pour les cérémonies du centenaire de l'Armée du salut en France, la Musique nationale et la chorale des officiers sont au cur des célébrations d'anniversaire. Le sergent Michel Chastagnier dirige l'ensemble de 1982 à 1985 et le 1er septembre 1986, Arielle Mangeard prend la direction de l'ensemble. |
![]() La Musique nationale sous la direction d'A. Mangeard, Paris 2005. |
Fidèle à
sa mission, le brass band salutiste soutient les activités
d'évangélisation de l'Armée du salut partout
en France ou à l'étranger : Canada (1991) ; Toulouse
(1992) ; Nancy (1994) ; Grande-Bretagne ; Suisse ; Belgique (1999,
2000 et 2003) ; Le Havre (2000) ; Dieppe (2001) ; Nîmes (2002)
; Mazamet (2002 et 2004). |
De même, la
Musique nationale représente l'Armée du salut dans les
médias (télévision, radio, presse) ou au cours
de manifestations publiques : Marmites à Noël ; Assises
de la Fédération protestante de France (1996) ; Journées
contre la violence (1999) ; Fête de la musique aux rythmes d'une
fanfare sound system (2003, 2004). Depuis plusieurs années
et plusieurs fois par an, la Musique nationale se présente
en plein air dans les squares et jardins publics de Paris. |
![]() Concert annuel à l'Oratoire du Louvre sous la direction de W. Himes, Paris 2002. |
![]() Fête de la musique avec un "Fanfare Sound System" formé avec le groupe Echo et la Musique nationale, Paris 2004. |
En 1997, le chur
d'hommes de la Musique nationale enregistre et édite le disque Au chur de la ville. En 2003, la Musique nationale, sous
la direction exceptionnelle du colonel Robert Redhead, enregistre
le disque compact Accords et à chur. |
Ce qu'on demande d'une
fanfare, c'est d'être un témoignage à la gloire
de Dieu et un moyen efficace pour la proclamation de l'Évangile. |
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Retour vers Le rôle et la fonction de la fanfare dans la mission de l'Armée du Salut page 1
Pour en savoir plus:
BOON,
Brindley. Play the music, play : the story of Salvation Army bands.
London : Salvationist publishing and supplies, 1966. 231 p.
DELCOURT, Raymond. L'Armée du salut. 2e éd. Paris : Presses universitaires de France, 1989. 127 p.
POLETTI, Pierre. Soldats sans fusils : la bonne guerre de l'Armée du salut. Berne : Éditions de l'Armée du salut, 1972. 149 p.
WIGGINS, Arch. The History of the Salvation Army. Londres : Thomas Nelson and sons, 1964. Vol. 4, 410 p.
Dossier réalisé par Marc Muller, musicien.
s
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