La Musique Nationale  Version française  English version not available

L'histoire de la Musique Nationale Partie 2/2

 

 puce La Musique Nationale  

 puce Son histoire  

 puce Agenda  

  Février 2012  
L M M J V S D
   1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29

 puce Musiciens  

 puce Galeries photos  

 

 puce Livre d'or  

 puce CD et productions  

 puce Liens  

 puce Espace membres  

 L'histoire de la fanfare et de la Musique Nationale en France

(English-speaking visitors please try the google translation here )

 

En février 1881, la France est le premier pays d'Europe à accueillir l'Armée du salut. Au début, le maigre détachement salutiste ne peut pas compter sur le soutien d'une musique pour annoncer ses réunions. À l'occasion du 14 juillet 1882, les salutistes parisiens organisent un défilé du quai de Valmy vers le bois de Vincennes. Pour la première fois, quelques musiciens forment la tête de cette parade.
Plus tard, en février 1892, Le petit journal fait sa une sur le chahut d'un défilé salutiste sur le boulevard des Italiens à Paris : " Les salutistes s'étaient munis de trombones, de tambours et de grosses-caisses. Il paraît que ces instruments sont nécessaires à la célébration de leur culte ; malheureusement pour eux, M. Lozé (préfet de Police de Paris) leur a défendu de les faire entendre ; ils doivent se contenter de les exhiber. "
La foule prend à partie la manifestation. Les premiers bousculés sont les quelques fanfaristes en tête du défilé.

Une du "Petit Journal", Paris 1892
Une du "Petit Journal", Paris 1892
La " Fanfare volante ", première fanfare salutiste constituée, voit le jour en 1895. Le major Albin Peyron, officier divisionnaire en Suisse romande, organise une formation permanente de musiciens suisses et français. Forte de 21 musiciens sous les ordres du sergent Rapp de La Chaux-de-Fonds (Suisse), elle est accompagnée du major Châtelain et fait à plusieurs reprises des tournées de concerts et de réunions. En janvier 1896, cet ensemble anime les 20 conférences que Catherine Booth tient à Rouen. La fanfare voyage, tantôt en train, tantôt en char ou en bicyclette, mais le plus souvent à pied. Jusqu'en 1901, la France et la Suisse forment un seul territoire salutiste et de fait, la fanfare volante est un ancêtre commun de Brass of Praise en Suisse et de la Musique nationale en France.
Fanfare de poste, Lyon au début du XXe siècle
Fanfare de poste, Lyon au début du XXe siècle

En France, la musique de fanfare garde une réputation de faible valeur artistique. C'est pourquoi, contrairement aux pays anglo-saxons, ce moyen d'expression est peu présent dans l'activité cultuelle salutiste française. Mais les visites de fanfares salutistes de qualité venant d'autres territoires ont toujours rencontré une enthousiaste adhésion de la part des auditeurs salutistes et du public. Ainsi quelques-unes font leurs tournées en France : Chalk Farm Band (en 1927 et 1936) Southsea Band, Salisbury Band ; Basel 1 Musikkorps (en 1934), Fanfare des Officiers suisse (en 1935) ; Men's Social Work Headquarters Band (en 1939).

Malgré de nombreux efforts pour organiser et entraîner des musiciens, la fanfare ne rencontre pas encore beaucoup de succès. De temps à autre, il existe quelques regains d'intérêt.

Autour de 1935, partout en France, l'animation des journées d'évangélisation est confiée à des fanfares constituées des cadets des écoles salutistes. Il n'existe pas de formation permanente et quelques cadets musiciens sont initiés et formés à la musique de cuivre. Ces fanfares d'officiers sont constituées en fonction d'événements comme, en février 1937, lors de la visite du commissaire McMillan, chef d'état-major. Insensiblement, un noyau se forme autour de la Fanfare de Paris.

Quand le brigadier Arthur Best, un ancien euphonium de l'International Staff Band, prend ses fonctions au service financier du QGT à Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale, il forme un quartet (le Quatuor instrumental de Paris) pour montrer ce que l'on peut faire avec quatre musiciens efficaces. Le groupe est composé de l'adjudant Francis Evans (cornet 1), du capitaine Willy Crausaz (saxhorn alto), du brigadier Arthur Best (basse) et de l'adjudant Bardet (cornet 2), un ancien soliste de la fanfare des officiers suisse attaché au quartier général à Berne.
Après quelques semaines, ce groupe de qualité conduit une grande et mémorable tournée dans le Nord de la France (1938) et au printemps de 1939, en Alsace-Lorraine. La guerre met un terme au Quatuor instrumental de Paris.

Après guerre, seuls quatre ensembles semblent durablement constitués. Un mémoire de 1949 fait état de fanfares dans les postes de Marseille, Saint-Jean-du-Gard et Paris-Bastille. La Fanfare de Paris, ensemble de musiciens officiers au Quartier général de l'Armée du salut (QGT), complète cette liste. À la Pentecôte 1950, le major Pierre Poletti organise et dirige le premier camp de musique au château de Radepont (Eure).

En 1951, à la demande du commissaire Charles Péan, le sergent Josué Allard prend la responsabilité de créer et diriger un brass band salutiste permanent sur le modèle anglo-saxon. Il prend la direction de la Fanfare de Paris. Au printemps 1955, il est délégué par le QGT au congrès national des chefs de fanfares et de chorales anglaise, puis à une session d'étude à Sunbury Court (Grande-Bretagne).
La Musique nationale au Palais de la femme sous la direction de J. Allard, Paris 1953
La Musique nationale au Palais de la femme sous la direction de J. Allard, Paris 1953
Le disque 33t "la Route joyeuse", 1960.
Le disque 33t "la Route joyeuse", 1960.
Un rapport, daté de 1958, ne fait état que de 10 fanfaristes pour l'ensemble de la France, la plupart d'entre eux étant membres du poste de la Salle centrale à Paris. Quand le général et madame Kitching dirigent les réunions du congrès dans la capitale à l'automne de la même année, ils sont accompagnés par une fanfare de 30 musiciens. Le noyau est augmenté par les officiers musiciens du territoire et quelques invités.
En 1960, l'Armée du salut approuve les statuts de la fanfare. Le premier drapeau " Fanfare Nationale " et 5 nouveaux instruments sont consacrés.
En juin, la musique édite son premier disque : La route joyeuse. Une tournée de concert se déroule dans le Sud-Ouest de la France, et un premier camp de musique est organisé aux Barandons (Haute-loire). Le 31 octobre 1960, à l'occasion du congrès national, la Musique Nationale et la fanfare de Tranås (Suéde) remontent les Champs-Élysées à la tête du défilé salutiste. En 1961 pour les 80 ans de l'Armée du salut en France, la Musique nationale accompagne le général Kitching lors des plein-airs dans la capitale. En avril, un ensemble de 27 musiciens donne une série de concerts à Saint-Étienne, Lamastre, Saint-Georges-les-Bains et Grenoble.
0 J. Allard, Paris 1960.
La Musique nationale au Trocadéro sous la direction de J. Allard, Paris 1960.
Plein air sur la place Kléber, Strasbourg 1971.
Plein air sur la place Kléber, Strasbourg 1971.

Nommé en 1963, le capitaine Pierre Clément dirige la Musique nationale dans le cours des années soixante et soixante-dix. La formation va se présenter dans toute la France : Valence (1965) ; Marseille et Toulon (1966) ; Lille (1968) ; Le Havre (1971) ; Strasbourg (1971) ; Munster (1972) ; Ganges, Le Vigan et Mialet (1974) ; Le Havre (1978) ; Marseille et Nîmes (1980). En 1981, pour les cérémonies du centenaire de l'Armée du salut en France, la Musique nationale et la chorale des officiers sont au cœur des célébrations d'anniversaire. Le sergent Michel Chastagnier dirige l'ensemble de 1982 à 1985 et le 1er septembre 1986, Arielle Mangeard prend la direction de l'ensemble.

La Musique nationale sous la direction d'A. Mangeard,  Paris 2005.
La Musique nationale sous la direction d'A. Mangeard, Paris 2005.
Fidèle à sa mission, le brass band salutiste soutient les activités d'évangélisation de l'Armée du salut partout en France ou à l'étranger : Canada (1991) ; Toulouse (1992) ; Nancy (1994) ; Grande-Bretagne ; Suisse ; Belgique (1999, 2000 et 2003) ; Le Havre (2000) ; Dieppe (2001) ; Nîmes (2002) ; Mazamet (2002 et 2004).
De même, la Musique nationale représente l'Armée du salut dans les médias (télévision, radio, presse) ou au cours de manifestations publiques : Marmites à Noël ; Assises de la Fédération protestante de France (1996) ; Journées contre la violence (1999) ; Fête de la musique aux rythmes d'une fanfare sound system (2003, 2004). Depuis plusieurs années et plusieurs fois par an, la Musique nationale se présente en plein air dans les squares et jardins publics de Paris.
Concert annuel à l'Oratoire du Louvre sous la direction de W. Himes, Paris 2002.
Concert annuel à l'Oratoire du Louvre sous la direction de W. Himes, Paris 2002.
Fête de la musique avec un "Fanfare Sound System" formé avec le groupe Echo et la Musique nationale, Paris 2004.
Fête de la musique avec un "Fanfare Sound System"
formé avec le groupe Echo et la Musique nationale, Paris 2004.
En 1997, le chœur d'hommes de la Musique nationale enregistre et édite le disque Au chœur de la ville. En 2003, la Musique nationale, sous la direction exceptionnelle du colonel Robert Redhead, enregistre le disque compact Accords et à chœur.
Ce qu'on demande d'une fanfare, c'est d'être un témoignage à la gloire de Dieu et un moyen efficace pour la proclamation de l'Évangile.

Retour vers Le rôle et la fonction de la fanfare dans la mission de l'Armée du Salut page 1

 

 

Pour en savoir plus:
BOON, Brindley. Play the music, play : the story of Salvation Army bands. London : Salvationist publishing and supplies, 1966. 231 p.

DELCOURT, Raymond. L'Armée du salut. 2e éd. Paris : Presses universitaires de France, 1989. 127 p.

POLETTI, Pierre. Soldats sans fusils : la bonne guerre de l'Armée du salut. Berne : Éditions de l'Armée du salut, 1972. 149 p.

WIGGINS, Arch. The History of the Salvation Army. Londres : Thomas Nelson and sons, 1964. Vol. 4, 410 p.

 

Dossier réalisé par Marc Muller, musicien.

 

 


Retour en haut de page

 

s

[ Avant 1900 ] - [ Années 1950 ] - [ Années 1960 ] - [ Années 1970 ] -[ Années 1980 ] - [ Années 1990 ]

Depuis plus de 50 ans la Musique Nationale assure son ministère d'évangélisation par la musique.

Cliquez sur une période pour voir les photos d'époque.

19e siècle [ Voir les photos ]
  Famille Fry
1883 Londres
1892 Paris (journal)
1950s [ Voir les photos ]
  1953 Paris
1954 Paris
1957 Paris
1960s [ Voir les photos ]
  1960 Toulon
1965 Romainville
1965 Valence
1966 Marseille
1968 Lille
1969 Paris
33 tours La Route Joyeuse
1970s [ Voir les photos ]
 

1970 Paris - Central (Paris-Nation)
1971 Le Havre
1971 Liefrauenberg
1971 Paris
1971 Strasbourg
1972 Munster
1974 Ganges
1974 Le Vigan
1974 Mialet
1975 Paris
1977 Mazamet
1978 Le Havre
1978 Paris - Palais de la femme (Paris-Nation)

1980s [ Voir les photos ]
  1980 Nîmes
1980 Paris
1981 Paris
1990s [ Voir les photos ]
  1991 Canada
1992 Toulouse
1997 Paris - La Villette (Paris-Les Lilas)

 

© Musique Nationale de l'Armée du Salut de France - Juin 2007